Forêts: Les tas de branches, ce n’est pas du «chenit»!

ForêtSuisse, l’association des Propriétaires forestiers, informe:

Que se passe-t-il dans nos forêts? En certains lieux, on entend les tronçonneuses vrombir depuis ce printemps et les traces de ces travaux sont bien visibles. On ne saurait manquer ni les grumes, ni les arbres entiers empilés le long des chemins forestiers, encore moins les branchages laissés au sol entre les arbres. A leur propos, jusqu’à quel point faudrait-il «nettoyer» la forêt? Bien des gens ont une idée nette et précise là-dessus, jusqu’à réclamer et se plaindre auprès des administrations communales ou bourgeoisiales.

Les médias ont beaucoup parlé ces derniers mois des scolytes, des coupes forcées, de la forêt en général. Dans l’intérêt des propriétaires, des entreprises et services forestiers, des communes et bourgeoisies, nous souhaitons expliquer à la population pourquoi certaines forêts arborent une telle allure, et sensibiliser le public en expliquant l’importance du bois mort et ses principales fonctions.

Tout le monde n’apprécie pas de voir des branches par terre. Certains promeneurs les considèrent comme du désordre ou comme le résultat d’un travail négligé. Or, ces branches sont intentionnellement laissées au sol ou grossièrement entassées. Elles offrent en effet le gîte et le couvert à quantité d’animaux, de plantes et de champignons.

Plus de 40 pourcents – 25’000 bien comptées – des espèces animales et végétales présentes chez nous trouvent leur habitat en forêt. Les oiseaux profitent aussi d’une sylviculture plus proche de la nature. Selon la Station ornithologique de Sempach, en forêt, les effectifs d’oiseaux ont crû de 20 pourcents depuis 1990. Par contre, scolytes et autres bostryches ne peuvent se multiplier dans les branchages; leurs écorces trop fines et sèches ne permettent pas à ces ravageurs de se reproduire. Les propriétaires de forêts et les forestiers exercent d’autre part une surveillance constante sur l’évolution de ces insectes. 

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